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Des urgentistes formés à la médecine de guerre

Des urgentistes formés à la médecine de guerre

Publié le : 21/03/2018 11:08:27

Des médecins et infirmiers des équipes des Smur de Lorient et Quimperlé ont participé à une formation de « damage control » ou gestion des situations de crise au C3S de Lorient. Publié dans le Télégramme,  le 16 février 2018.

 

Se préparer à toutes les situations. Même au pire. Le Centre de Simulation Santé du Scorff de Lorient (C3S) a imaginé un scénario catastrophe sur fond d'attaque terroriste : un assaillant blessé tente de s'introduire durant sa fuite dans une école pour commettre un carnage ; dans sa tentative, il blesse deux personnes et s'en prend à un médecin appelé par les secours. La présence de deux comédiens, interprétant le terroriste et une victime, rend la scène encore plus réaliste avec leurs cris de douleur, de peur et leurs menaces. À la manoeuvre, des médecins et infirmiers urgentistes rompus aux interventions vitales, confrontés aux drames, aux larmes, aux tensions. Des terrains pourtant éloignés de l'horreur d'un attentat.

 

« Une prise en charge différente »

« On est confronté à des blessures de guerre. Les civils ne sont pas prêts à ce type de situation », affirme le docteur Jean-Christophe Favier, anesthésiste au bloc opératoire du centre hospitalier du Scorff, ancien médecin de guerre mobilisé sur divers théâtres opérationnels, notamment en Afghanistan et intervenant au C3S de Lorient. Ici, il enseigne le « damage control », l'adaptation de la médecine de guerre à un environnement quotidien. « Il s'agit de faire face à un afllux de victimes avec des lésions particulières. Il est donc nécessaire de modifier les pratiques pour traiter le plus de blessés dans un même laps de temps. On privilégie ainsi la chirurgie de sauvetage, moins longue, à la chirurgie de consolidation », explique le médecin formé au sauvetage en temps de guerre. « La prise en charge est modifiée. On nous apprend une vision militaire de la situation. Cela passe par la sécurisation du lieu avant l'intervention et surtout la nécessité de prioriser les blessés. C'est-à-dire laisser, le cas échéant, les personnes les plus grièvement atteintes pour s'occuper prioritairement des autres. Nous ne sommes pas familiarisés à cette réalité », confirme un médecin urgentiste.

 

« Ça n'arrive pas qu'aux autres »

« Le jugement est altéré par l'émotion. On a tendance à s'occuper et s'inquiéter d'un proche au détriment d'une vision d'ensemble », corrige Jean-Christophe Favier. Il faudra du temps et d'autres piqûres de rappel pour assimiler les bons gestes face à une situation extraordinaire. « Plus on est entraîné, plus on est capable de faire face à ce risque, tout en espérant que cela n'arrive jamais », ajoute-t-il. 

 

Les kits Damage Control de Medicalem

Les mannequins de simulation permettent de vous former à appréhender et évaluer l’urgence médicale en catégorisant les victimes en attente de soins. Afin de vous aider au mieux dans l’apprentissage du Damage Control, Medicalem a spécialement conçu pour vous 4 kits Damage Control contenant le matériel de simulation nécessaire à la réalisation de soins allant du plus simple, au plus complexe.  

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